|
Les associations de santé ont réagi aux propos tenus par Roselyne Bachelot dans le Figaro d'hier dans lequel la ministre a déclaré ne pas s'opposer "à un amendement parlementaire qui actualise la loi Evin en autorisant la publicité sur Internet". Celui-ci limiterait les garde-fous à l'interdiction des techniques de publicités intrusives (spams et autre pop-up), à l'exclusion des sites dédiés à la jeunesse, au sport et aux activités physiques, et à une obligation de publication de messages sanitaires dans les publicités concernées. Pour les associations, le cadre tel que le définit la ministre devrait provoquer une inondation de la toile d’incitations à la consommation de boissons alcooliques pour "les adultes mais également les jeunes dont chacun sait qu’ils ne se limitent pas à surfer sur des sites qui leur seraient réservés." (...). "Ouvrir tous les sites à la publicité, (...) c'est livrer le marché français aux armes de publicité massives des grands groupes industriels ou des multinationales pour leurs bières et leurs spiritueux." Et de s'interroger : "Peut-on limiter la disponibilité de l’alcool par des mesures restrictives, notamment concernant les mineurs et la vente d’alcool dans les stations-service, et accepter dans le même temps la libéralisation totale de la publicité pour les boissons alcooliques sur Internet (ndlr, média de prédilection des jeunes) ?" A priori non !
Dans Marques par Valéry Pothain Lire la suite sur CB News |